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Je ne voterai pas MR, mais...

lundi 3 mai 2010

Le 13, le 20 ou le 27 juin, je ne voterai probablement pas pour le Mouvement Réformateur, parce que ses options en matières environnementale, économique et sociale ne sont pas les miennes.

Mais ce ne sera certainement pas à cause de sa composante FDF (Olivier Maingain), abusivement assimilée aux partis radicaux flamands et injustement accusée de jeter de l’huile sur le feu. Ce sera plutôt malgré Maingain, malgré le FDF.

Il faut tout de même beaucoup de mauvaise foi, côté flamand aussi bien que de la part du CDH, pour stigmatiser O. Maingain comme on le voit tous les jours.

Pour ne comparer qu’avec le moins radical des partis radicaux flamands, il y a trois différences majeures entre ce que dit Maingain et ce que dit Bart De Wever :

  1. Maingain n’a jamais plaidé pour une scission de la Belgique,
  2. Il n’a jamais exigé ni proposé une limitation ou une réduction des droits des citoyens néerlandophones ou quoiquecesoitphones, ni usé de provocation à leur encontre [1],
  3. Comme bourgmestre d’une commune bilingue, il n’a jamais pris la moindre mesure restreignant les droits ou les libertés de la minorité néerlandophone qu’il administre.

Madame “nee” devrait cesser de qualifier de provocations inutiles les propos d’Olivier Maingain qui ne font que reprendre ce qu’elle a elle-même dit quelques semaines plus tôt. Il tient un discours souvent plus modéré que le sien.

Je ne suis pas client du fonds de commerce de M. Maingain, mais si ça continue comme ça, non seulement je vais le trouver utile mais je pourrais bien aller un petit peu plus loin.

J’ajoute que le FDF serait un thérapeute bien utile à la Flandre, si la névrose collective dont elle souffre n’était, hélas, incurable.

La doctrine homogéniste qui caractérise la Flandre depuis quelques décennies est l’expression d’une névrose collective.

  • Elle s’affiche comme l’affirmation d’une force, alors qu’elle n’est qu’un cruel aveu de faiblesse. À en juger par les moyens utilisés pour les défendre et les protéger, la culture et la langue flamandes semblent trop fragiles pour se promouvoir seules sans les béquilles que sont la frontière linguistique, les réglementations réprimant toute autre culture ou langue à l’intérieur de ladite frontière, l’éradication des allophones dans les communes mixtes, l’expulsion d’une université bilingue, le discours anti-francophone des dirigeants, les réécritures de l’histoire ou de la cartographie, les à-peu-près juridiques, l’étranglement d’une capitale impure parce que trop diverse donc pas assez flamande, et j’en passe.

Elle est incurable.

  • Malgré la dégradation continue de l’image extérieure de la Flandre, qui s’est traduite entre autres par des remontrances répétées de la part de plusieurs instances européennes et par une sévérité de plus en plus grande de la presse étrangère, les yeux flamands ne se sont pas ouverts. Chaque échéance électorale est l’occasion d’une surenchère linguistico-nombriliste et marque une montée des partisans du repli ethnique. L’aggravation des symptômes ne semble donc pas conduire le malade à vouloir se soigner.

Ça, moi je dis.

Notes

[1] Si manifester publiquement son soutien aux 3 bourgmestres francophones de la périphérie bruxelloise, élus mais non nommés par leur pouvoir de tutelle, est une provocation, alors elle est le fait du Conseil de l’Europe.

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